Je m'immole par un feu que je ne comprend pas par quoi,
je n'ai pas compris comment cela est arrivé,
mais c'est arrivé, et ca je ne peux rien y faire.
Un soir, on me dit, aller viens, ca va être sympa!
Pas vraiment envie d'y aller
et sans billet je suis montée dans ce métro, sur un quai habituel,
pour me rendre dans cette boîte electro habituelle,
et je vais voir les même têtes habituelles,
mais l'habitude me lasse,
alors je traîne ma carcasse,
pour y revoir cette seule amie,
qui m'a donné envie de peut-être avoir une vie.
Parmi ces autres, tous les mêmes,
je me distingue,
mais pourquoi y vais-je?
J'y vais peut-être pour satisfaire mes propres délires,
et je me dis, l'esprit dans le vague,
et le regard posé sur ce couple qui au sein de mon coeur fait des vagues,
que peut-être je pourrai rencontrer un avenir,
un portrait comme le mien vide et voulant juste vivre.
Sombre délire tué par l'arrivée à la station,
mais où ce trouve déjà le chemin ?
Mes pieds m'emmènent,
grâce à cette foutue habitude,
les miettes d'un destin mené à la baguette des rires et des pleurs,
mais je vais, je viens, j'arrive.
Le téléphone, dans ma poche;
me signale que j'y suis proche,
elle m'appelle : " alors t'es où? j'arrive j'arrive"
Je rentre, je paye cette fois mon billet,
Je souris, polie, dis bonjour,
mais apparemment ce n'est point mon jour,
elle me serre fort, puis me présente,
à une fille pas plus charmante,
qui se fout de mon coeur et de ce que je dis,
je ne fais que la gênée,
alors bléssée,
je pars, descend les marches du fumoir,
J'atteins avec puissance et méfiance la piste de danse,
mais je danse et je danse,
lorsque mon coeur me lâche,
et se retrouve comme une flaque, aux pieds d'un jeune homme,
un peu trop beau pour moi,
il y a encore une fille,
et je le dis, qu'il ne faut pas que je rêve,
il est sûrement avec elle.
mais je voudrait récupérer au moins ce qu'il reste de mon coeur,
et fuir, échapper à cette soirée de malheur,
Mais que vois-je ?
Ils s'avancent, et lui traine mon coeur avec lui,
je me montre courageuse,
et sors de mon bocal ,
on parle, lui et moi,
que dit -il?
Ils ne sont pas ensemble!
je me glisse sur ces genoux par enchantement,
quel beau décors, que ce corps,
et puis il y a cet autre homme,
qui lui aussi apparemment veut de moi,
mais quelle douce peau,
l'autre homme ne m'intéresse guère,
alors mon coeur s'en va danser toujours à ses pieds accroché,
et je suis le mouvement,
et avec lui entre dans la danse...
Il ne devait pas venir, moi non plus,
mais autrement le destin en a voulu.
Ensemble, nous partons,
main dans la mains,
nous fuyons,
ensemble sous la pluie,
échangeons nos numéros,
ensemble sous la pluie,
nous nous embrassons,
et ensemble sous la pluie,
nous nous embrasons,
tel un feu brillant de milles chandelles,
nous éclairons notre lanterne,
nous nous promettons milles et une merveilles,
même silencieusement,
nous nous sommes fait une promesse,
mais Il doit partir,
et moi rester,
il part en vacances,
mais dans ses valises,
il emporte mon coeur,
et mon cerveau s'enlise,
et puis prise d'un coup de folie,
je part à mon tour,
le rejoindre et faire un tour,
le trajet est long,
mais l'attente de ce départ l'était encore plus,
je suis arrivée,
le contrôleur avait contrôlé mon coeur,
mais je n'ai pas craint ce contrôle
puisque sur mes sentiments j'avais le contrôle,
Et aujourd'hui,
nous n'avons pas fui,
et même si je saigne de leurs blessures,
rien ne me prendra celui que j'aime,
je ne comprend pas mon coeur,
mais rien ne me fait peur,
car j'ai enfin trouver le bonheur,
et entre nous aucunes frontières,
aucun lière ne prendra racine,
notre amour est puissant,
et toujours grandissant.
Je ne fermerai jamais mes bras,
à ce doux corps,
et mon coeur sera toujours sien,
A jamais nous serons Un.
A mon amour, Tharodin.